LE GRAINE lauréat de l’appel à projet INCa « Réduire les expositions dans les établissements accueillant des jeunes : concevoir des politiques et agir dès maintenant »
Contexte du projet « Objectif zéro PE : les jeunes en action »
Les perturbateurs endocriniens (PE) constituent une catégorie de substances chimiques susceptibles d’interférer avec le fonctionnement du système hormonal. Ils sont présents dans de nombreux environnements de vie (alimentation, contenants alimentaires, produits ménagers, air intérieur, matériaux ou cosmétiques) et représentent une source d’exposition quotidienne pour la population. Une part importante de ces expositions est évitable et fait l’objet de stratégies de prévention dans les politiques de santé environnementale.
Les adolescents et jeunes adultes constituent un public particulièrement pertinent pour les actions de prévention primaire, dans la mesure où ils sont exposés à ces substances dans leurs lieux de vie et de formation et se situent à une période de construction de leurs habitudes de consommation et de leurs pratiques quotidiennes. Les établissements d’enseignement apparaissent ainsi comme des contextes d’intervention privilégiés pour développer des actions combinant information, accompagnement au changement de pratiques et transformation des environnements de vie.
Dans cette perspective, le réseau GRAINE Pays de la Loire propose la mise en place du projet « Objectif zéro PE : les jeunes en action » auprès de 5 établissements d’enseignement secondaires ou supérieurs en Pays de la Loire. Ce projet est retenu lauréat de l’appel à projet de l’Institut National de lutte contre le Cancer (INCa) « Réduire les expositions dans les établissements accueillant des jeunes : concevoir des politiques et agir dès maintenant », lancé dans le cadre du Plan Zéro Exposition.
Objectifs du projet
Le projet vise à contribuer à la réduction des expositions évitables aux perturbateurs endocriniens chez les jeunes, dans une perspective de prévention primaire des cancers et plus largement de promotion de la santé environnementale.
Plus spécifiquement, il poursuit quatre objectifs :
améliorer les connaissances des jeunes concernant les perturbateurs endocriniens et leurs principales sources d’exposition ;
favoriser l’adoption de pratiques individuelles permettant de réduire ces expositions dans la vie quotidienne ;
encourager la mise en place d’actions collectives au sein des établissements afin de créer des environnements plus favorables à la santé.
produire une méthodologie réplicable dans d’autres établissements, dans une perspective de transférabilité
Méthodes du projet
Le projet s’appuie sur la réalisation de 4 volets d’intervention dans chacun des 5 établissements partenaires qui seront sélectionnés dans le cadre du projet. Ces 4 volets d’interventions correspondent aux 4 objectifs du projet cités ci-dessus.
Le premier volet consiste en une action de sensibilisation s’appuyant sur l’escape game pédagogique « Sauve qui P.E. ». Cet outil participatif et immersif vise à favoriser l’appropriation des connaissances relatives aux perturbateurs endocriniens en mobilisant des mécanismes d’apprentissage actifs. Les participant·es sont amenés à identifier différentes sources d’exposition présentes dans leur environnement quotidien et à développer leur esprit critique face aux produits de consommation.
Le deuxième volet vise à accompagner le passage des connaissances aux pratiques. À l’issue de l’escape game, des modules pratiques sont proposés aux participant·es autour de plusieurs déterminants majeurs d’exposition aux perturbateurs endocriniens : alimentation et ustensiles de cuisine, qualité de l’air intérieur, cosmétiques et produits ménagers. Ces modules incluent notamment des activités de décryptage des étiquettes et des compositions de produits afin de renforcer la capacité des participants à effectuer des choix éclairés. Ils se concluent par la mise à disposition de leviers pratiques permettant de réduire l’exposition aux perturbateurs endocriniens dans l’environnement personnel.
Le troisième volet cible les environnements institutionnels. Dans chaque établissement partenaire, un groupe de travail interne (GTI) réunissant différents acteurs relais (services de santé, équipes éducatives, services techniques, gestionnaires, associations étudiantes ou éco-délégués) est constitué afin d’identifier et de mettre en œuvre des actions collectives visant à réduire certaines sources d’exposition dans les espaces de vie des élèves et étudiants.
Le quatrième volet porte sur la capitalisation et la transférabilité du projet, en s’inspirant de la démarche ASTAIR, développée par l’Université de Lorraine dans le champ de la promotion de la santé (Outil d’AnalySe de la Transférabilité et d’accompagnement à l’Adaptation des InteRventions en promotion de la santé). La capitalisation, en s’appuyant sur les résultats de l’évaluation du projet, permettra de documenter la transférabilité du dispositif et d’envisager son adaptation dans d’autres établissements d’enseignement secondaire ou supérieur, en tenant compte des spécificités organisationnelles des contextes d’intervention. Ce travail se traduira par la production d’un guide méthodologique, mettant en exergue les conditions de réussite et les adaptations nécessaires pour l’essaimage de l’action dans d’autres établissements.
Évaluation du projet
Une démarche d’évaluation accompagnera la mise en œuvre du projet afin d’en analyser les modalités de déploiement et les effets. Elle combine une évaluation de processus et une évaluation des effets de l’intervention.
L’évaluation de processus vise à documenter les conditions de mise en œuvre du dispositif, la participation des publics et les dynamiques partenariales au sein des établissements. L’évaluation des effets porte notamment sur l’évolution des connaissances des participants, leur perception des risques liés aux perturbateurs endocriniens et leur sentiment de pouvoir agir pour réduire leurs expositions.
Un suivi qualitatif et quantitatif auprès de groupes volontaires permettra également d’explorer l’évolution des pratiques individuelles à moyen terme. Par ailleurs, l’évaluation analysera les actions collectives mises en place au sein des établissements afin d’identifier les leviers institutionnels favorables à la réduction des expositions.
Appel à manifestation d’intérêt
Le GRAINE diffusera courant septembre un appel à manifestation d’intérêt pour sélectionner 5 binômes établissements / collectivités pour participer au projet. L’établissement devra être d’enseignement secondaire ou supérieur et la collectivité devra porter une politique locale de santé comprenant un axe santé environnement (Contrat Local de Santé, Plan Local Unique Santé Social…)
Si vous souhaitez avoir plus d’informations, vous pouvez contacter Léa Fonteneau, animatrice réseau ESE (lea.fonteneau@graine-pdl.org)
Informations complémentaires

Renseignements :
Léa Fonteneau
Téléphone : 07 69 11 59 86
Mail : lea.fonteneau@graine-pdl.org
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